Ecclésiaste 3, 1-11 : “…Il y a un temps pour toutes choses…” Colossiens 4, 5.
Genèse 3, 22 “Et l’Eternel Dieu dit : voici, l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger et de vivre éternellement.”
Adam et Eve avaient été créés éternels, sans aucune crainte, comblés par la présence de Dieu.
Leur découverte de la connaissance du bien et du mal leur aurait permis d’introduire le mal dans l’éternité, aussi Dieu dût les sortir de sa dimension de vie éternelle. C’est ainsi qu’ils furent plongés dans le temps. Le poids du temps est signe pour les hommes du péché et de la mort. Le temps de l’homme ne peut durer car l’homme est porteur du mal. Le temps limité montre notre nature gâchée par le mal. Il est sur nous comme l’accomplissement de la malédiction de l’homme.
Chaque seconde qui passe tombe dans la mort, disparaît dans le néant et n’existera jamais plus. Chacune de ces secondes qui meurent, témoigne contre l’homme éloigné de Dieu.
L’absence de Dieu provoque comme une “dépressurisation” de notre vie qui aspire notre être.
Depuis la chute, il y a trois peurs principales dans le monde :
- La peur du vide, on remplit sa vie d’œuvre, sa maison de tas de choses inutiles “au cas où”.
- La peur du temps qui passe, on se précipite, on consomme du temps pour nous rassurer qu’on en a encore, on passe du temps à ceci ou à cela.
- La peur du néant, de se recroqueviller, alors on parle, on s’extériorise, on paraît, on existe aux yeux des autres pour se rassurer qu’on existe encore…
Depuis la nouvelle naissance, on a retrouvé Dieu, mais on peut encore être humainement influencé par ces trois peurs. Le Seigneur nous invite à le retrouver plus pleinement pour être profondément libérés de ces peurs.
Lui seul peut remplir notre vide, notre temps, notre néant. Notre vécu dans Sa plénitude comble nos peurs dans les trois domaines. Notre communion d’existence, de nature et de vie avec Dieu libère en nous Ses pensées, la dimension de Son Amour. Alors nous sommes en paix, profondément serein. Nous l’entendons d’autant mieux, nous sommes comblés. Nous n’avons plus peur de rien.
Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi vivra (spirituellement) quand même il serait mort (physiquement) et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais (spirituellement) Jean 11, 35.
